Tirant son nom d'une organisation (ou secte ?) dédiée à la philosophie, la spiritualité et la métaphysique - The Hermetic Order of The Golden Dawn (dedicated to the teachings of Western Esoteric
tradition) - , ce combo a façonné un des meilleurs disques psychédéliques des sixties, typique du "texas sound" de l'époque.
Le chant, distillant des textes emprunts de mysticisme, est assuré par Georges Kinney, ami d'enfance de Roky Erickson (The 13th Floor Elevators) avec qui il a partagé les bancs d'école
et son premier émoi musical au sein d'un groupe garage en 1964 / 1965, appelé "The Fugitives".
Formation animée par des passionnés de jazz et de blues, Manfred Mann s'aventura dans le monde merveilleux de la pop entre 1966 et 1968.
Cette insolite excursion fut pleine de rebondissements et d'embûches. Le départ du jeune chanteur "Paul Jones" se concrétisa par l'arrivée de "Mike D'Abo", repéré au cours du show "Whole Scene
Going" et le passage éclair de "Jack Bruce" ouvrit la voie à "Klaus Vormaan", auteur de la pochette de "Revolver" et bassiste à ses heures perdues.
Mike d'Abo se révèla un éclaireur remarquable car les chemins empruntés, facétieux et enchanteurs, conduirent à un des classiques de la pop baroque et psychédélique des sixties : Mighty
Garvey !
Darius, songwriter et chanteur obscur de la fin des années 60 a enregistré officiellement, en 1968, un unique et éponyme album.
Un second disque, intitulé simplement "II", collection de démos composées entre 1967 et 1971, a été publié par le label "World in Sound".
Conseillé par un exposant de la convention du disque de collection, cette oeuvre intimiste à dominante folk mais aux influences variées : soul, blues et funk, est l'une de mes plus
belles découvertes de ces dernières années.
Ne zappez pas ce disque. La qualité des compositions et la voix sensuelle et extraordinaire de Darius ne doivent pas vous laisser indifférent.
Fruit d'une collaboration entre David Hemmings, îcone et acteur fétiche des sixties (souvenez vous de "Blow Up"), un groupe de session prestigieux (The Byrds) et le producteur et manager Jim
Dickson, "Happens" est un objet musical étrange emprunt de spiritualité.
Cet album se partage entre des ballades folk cosmiques aux arrangements baroques (à noter la superbe version du classique de Tim Hardin "Reason To Believe") et de raggas hallucinés aux
longues improvisations.
Un mini-classique et un complément essentiel à la discographie des Byrds à découvrir.
Formé en 1966, The Baroques (initialement appelé "The Complete Unknows"), originaire de Milwaukee, était le premier combo de rock à signer sur le label "Chess Records"
en janvier 1967, alors spécialisé dans le R&B et la Soul Music.
En 1967, sort leur album éponyme et leur single "Iowa / Mary Jane", qui sera dès sa sortie interdit des ondes locales, les directeurs de programmation considérant (injustement) "Mary Jane"
comme un hymne à la Marijuana.
Les compositions (mélange de garage et de psychédélisme) sont principalement l'oeuvre de "J. Borkenhagen". Elles sont surprenantes, peu communes, quelquefois excentriques et alternent
l'utilisation de claviers ou de riffs de guitare fuzz.
Comme la plupart des disques chroniqués ici, les ventes furent catastrophiques et le groupe se sépara en 1968.
Exhumé par le label Radioactive Records, "Snow", album unique et éponyme de ce groupe de Cleveland (Ohio) est un disque magnifique où se côtoient pop psychédélique et baroque, effets sonores
et ballades folk.
Le brillant "Engelbert", parfaite chanson pop psychédélique aux tempos changeants et "The Flying Miraldos", valse voltigeante avec son intro "acrobatique" sont de parfaites illustrations de
la qualité et de l'étrangeté de la galette.
Selon la légende, un peu moins de trente exemplaires du pressage original de "Kites are fun" se seraient écoulés à travers le monde, malgré l'expression accrocheuse
- It's a young thing and it's a different thing" - au verso de la pochette et la savoureuse galette proposée. Cet échec commercial reste sans aucun doute l'un des
plus déconcertants mystères de la pop music.
Constitué de frères et soeurs Chris, Sandy, Bruce & Ellen Dedrick, "The Free Design" mérite pourtant une place au royaume de la Sunshine pop entre Sagittarius & The Mama's
& the Papa's.
Les compositions originales et reprises ("Michelle", "59th Street Bridge Song",...) se caractérisent par des harmonies célestes et sophistiquées empruntées au jazz ou à la musique de
chambre, des mélodies légères, des arrangements sucrés et des tempos malicieux. Le chevauchement complexe des voix et l'emploi d'instruments baroques (trompettes, clavecins), notamment
sur "The Proper Ornaments", confèrent à l'ensemble un raffinement hors du commun.
Mon excursion chez "Gibert Joseph" ce week-end s'est avérée précieuse. J'ai enfin déniché un disque de ma wishlist. Et quel disque ! Un des plus grands trésors cachés de la musique rock.
Intemporel, onirique, grandiose, aérien, tous les superlatifs semblent impuissants pour décrire la beauté de cette galette.
Autoproduction de 1976 (et non de 1969 comme indiqué dans livre de Philippe Thieyre), cette fresque musicale, inspirée par la révolution française, est l'oeuvre de Robert Everett
et Chas Harrel.
En écoute deux purs joyaux : la merveilleuse ballade acoustique "Useless Things" et la pièce maîtresse de l'album "Look At Me" avec son intro psychédélique et ses envolées lyriques et
mélodiques.
Classé dans le top ten "Strange Folk " par le magazine "Record Collector", cet album éponyme datant de 1971 est signé par un jeune duo composé de Mick Burgoyne et Leigh Dolphin.
Les compositions s'articulent autour d'une guitare accoustique et sont ornementées de caresses de violons, de discrets sifflements, de touches de Glockenspiel ou d'une guitare
électrique frétillante et distordue.
Un disque qui ravira les "amoureux" de l'acid folk et les amateurs de raretés musicales.