Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /Sep /2006 10:14

Pour cette première tentative solo, après la séparation de The Kingston Trio, John Stewart convole avec Buffy Ford (sa femme) pour nous offrir une des plus belles réussites de la folk music.

Porté par le succès de son célèbre "Daydream Believer", repris par le premier boys band de l'histoire - "The Monkees" - ce cowboy décide d'injecter, dans ses compositions folk traditionnelles, une dose d'orchestration pop californienne.

L'alchimie est parfaite. Chansons rêveuses et poignantes s'épanouissent dans ce champ discographique. Après une mise en jachère trop longue, il est donc urgent de cultiver à nouveau ce trésor enfoui.

John Stewart poursuivra une carrière opulente (un peu plus de 40 disques à son actif) mais composite.


Holly On My Mind



Nebraska Widow



July, You're A Woman

Par Pilou72 - Publié dans : Album of the Week
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Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /Sep /2006 20:31

Peut-être, l’un des secrets les mieux gardés de la pop baroque des sixties ! Un peu plus de 30 ans après l’épilogue de leur brève carrière, les prodigieux Angel Pavement quittent enfin ce mystérieux anonymat.

La raison : l'édition de leur "unreleased" album en format vinyle en 2003 et sur support CD (agrémenté de 8 bonus) en 2005, a permis de mesurer le talent sidérant de ces angelots de la pop. Les références : "Zombies / Hollies / Beatles", même si, ils sont le plus souvent comparés aux Iveys en raison de la reprise de la chanson "Maybe Tomorrow".


Le hasard d'une rencontre, un manque d’ambition certain, un brin de malchance, des ventes anecdotiques de leurs deux premiers 45t "Baby You Gotta Stay" & "Tell Me What I’ve Got To Do" ont contribué à un des plus attristants fiascos de l’histoire.

1968, Les Angel Pavement déboulent à Londres, une demi-douzaine de chansons en poche, afin de graver quelques pistes pour le label "Morgan Records". Ils profitent de ce séjour pour se produire au célèbre club "Sybilla", appartenant à Georges Harrison. Au cours d’un concert, dans l’auditoire, un homme d’affaires mexicain, propriétaire d’une chaîne d’hôtels, tombe sous le charme de cette formation et leur propose un contrat pour jouer dans ses lieux de villégiature.

Cette rencontre remet à plus tard leurs désirs d’enregistrement et en février 1969 ils s’envolent à destination de Mexico.

Cette excursion perdure 5 mois. Les prestations scéniques au club "La Pinta" s’exécutent devant une foule conquise et leur renommée atteint San Francisco. Ils reçoivent plusieurs propositions de concert mais Mike Candler, âgé de 17 ans, est trop jeune pour bénéficier d’un permis de travail.

Ce succès d’estime motive néanmoins le groupe qui compose de nouvelles chansons.

De retour en Angleterre (juillet 1969), ils investissent à nouveau le studio "Morgan" et sont mis sous la tutelle de Gill Geoff. Les conditions d’enregistrement sont épuisantes. Les sessions se déroulent la nuit (le studio étant réservé le jour aux artistes payants).

Le manque de reconnaissance publique, les relations conflictuelles entre Clive (Alfie) Sheperd (leader, principal compositeur et guitariste du groupe) et le label conduisent au clash et le groupe se délite fin 1970 avant la sortie de leur troisième simple et la parution de leur premier album "Socialising With Angel Pavement".


Green Mello Hill



Genevieve



Napoleon

Par Pilou72 - Publié dans : Features
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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 18:52

Ce groupe météorite, transporté par la conquête des étoiles et la célèbre expédition lunaire de juillet 1969 a enregistré un unique 45t, le mystérieux et merveilleux "The First Step On The Moon / Armageddon".

La face A s’articule autour d’une batterie lourde, des effets sonores futuristes et des vocaux qui naviguent entre les chœurs de l’Armée rouge et la sensibilité pop.


The First Step On The Moon

Par Pilou72 - Publié dans : Song of the Week
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Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 21:34

The Comfortable Chair doivent leur (discrète) renommée à Jim Morrison. Cette rencontre au hasard d’un club ou d’une plage californienne les propulse dans le studio d’enregistrement de "Ode Records". 

Accompagnés par Robbie Krieger et John Densmore à la production, cette bande d’hurluberlus confectionne, en 1968, une toile musicale ravissante, sertie de petites perles de sunshine pop, suaves et enivrantes, magnifiées par les harmonies vocales de "Bernie Schwartz" et "Barbara Wallace" (écoutez child's garden).

Malgré le soutien et la collaboration des Doors, l’immersion sera totale.


Child's Garden



Princess

Par Pilou72 - Publié dans : Album of the Week
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Dimanche 10 septembre 2006 7 10 /09 /Sep /2006 22:52
L’indifférence, maître mot qui accompagne les artistes chroniqués sur ce site va si bien à ces merveilleux perdants. Remarqués grâce au légendaire "Airport", classique indémodable de 1978, les très sous-estimés Motors ont pourtant signé trois albums dont l’excellent "Approved By The Motors".

La discographie complète a récemment été rééditée par le label "Captain Oil", sans bruit (et sans odeur) :  je vous convie à rompre cette désinvolture incompréhensible et à participer enfin à la reconnaissance de cette formation méritoire.


Airport

Par Pilou72 - Publié dans : Song of the Week
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Samedi 9 septembre 2006 6 09 /09 /Sep /2006 00:13

Pourtant fervent défenseur de la laïcité, je ne peux m’interdire de faire du prosélytisme pour ce disque abscons, objet de culte pour certains fidèles de rock psychédélique et une minorité chrétienne.

Après la découverte du transcendant album de "The Search Party", mon dévolu se porte aujourd’hui sur cette autre méditation musicale et spirituelle, l’unique opus de "The Trees" (à ne pas confondre avec son homonyme qui distille un folk traditionnel).

La pochette originale dévoile une communauté constituée de 8 adeptes, en robe de cérémonie, L’expression des visages n’est pas sans rappeler les mines extasiées des hippies. Le ton est donné : ce collectif tisse un folklore oriental et baroque, admirablement compliqué.


La plupart des titres atteignent un état de félicité : l’instrumentation est foisonnante (10 à 15 instruments par chanson) mais subtile, les chœurs souvent obsédants parfois dérangeants, les arrangements étonnants, la production excellente. Bien entendu, le lyrisme célèbre leur religion, mais là je décroche.

Si vous êtes comme moi, allergique au confessionnal, acheter ce disque, il a la vertu d’absoudre les pêchés.



Psalm 45


Psalm 46


Les admirateurs de "The Polyphonic Spree" seraient bien avisés de se jeter corps et âme dans ce disque.

Par Pilou72 - Publié dans : Album of the Week
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Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /Sep /2006 00:13

 

The Pretty Seeds...

 

Jusqu'alors complètement inconnus des plus zélés dénicheurs d'obscurités sixties, ce n'est qu'en 2002 que les morceaux de Public Nuisance apparurent pour la première fois sur un double CD.

Pourquoi cette déflagration si tardive ? Des bandes perdues ou oubliées ça et là dans de multiples studios et pour le compte de divers labels et puis cette tragique histoire dont le groupe fera les frais et qui contribuera aussi à sa manière à précipiter la fin des swinging sixties : Public Nuisance signe sur Equinox, label de Terry Melcher, -producteur des Byrds et de Paul Revere and the Raiders- et enregistre un album. Or, c'est chez le producteur absent qu'eut lieu l'ignoble massacre de Sharon Tate et ses amis*. Melcher ne se remettra jamais totalement de cet horrible épisode et avec lui son label qui périclite. De nouveau sans maison de disques, le groupe se dissout.

C'est donc grâce à cette compilation que l'on découvre les 28 chansons - j'ai bien dit 28 chansons -enregistrées entre 66 et 69 par le groupe. Public Nuisance enterre - mais alors d'une force ! - les trois quarts des groupes sortis sur les compilations «Nuggets», «Peebles» ou autres «Back from the Grave» et par la qualité de ces morceaux n'est absolument pas réservé aux seuls fans de garage mais s'adresse à tout fan de pop sixties.

Il suffit d'écouter "Man From The Backwoods" ou "Hold On", la stupéfiante montée sur le second couplet de "Holy Man", la production sans âge de "Going Nowhere", la superbe ballade "7 to 10", l'hypnotisant "I Am Going". Ils ont même enregistré selon moi la meilleure cover de "I'm Only Sleeping". Se partageant le chant en lead comme dans les plus grands groupes de cette période, le groupe mêle freakbeat, pop psych et garage, à l'aise sur tous les tempos, les refrains sont énormes, les morceaux parfois agrémentés d'un clavecin, d'orgue, d'harmonica ou encore de thérémine, le tout avec de superbes harmonies vocales.
 

Holy Man



Time Can't Wait



Hold On

 
*Pour ceux que cette histoire intéresse, lire l'incroyable version que rapporte Truman Capote dans son recueil de nouvelles « Musique pour Caméléons » : « Et tout est parti de là » (p.255). Révoltant et absurde.

Par Chris - Publié dans : Le coin des invités
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Lundi 4 septembre 2006 1 04 /09 /Sep /2006 21:16

1966, le vent tourne, le Merseybeat est devenu désuet. Place aux explorations musicales, au psychédélisme et à la Mod attitude.

Demestrious Christopholus (chant, guitare), John Kelman (guitare), Barry Ashall (basse) et Lawrence Arends (batterie) décident de refermer la parenthèse "The Just Four Men" et d'ouvrir une nouvelle page avec Wimple Winch, nom qui sera malheureusement balayé par le tourbillon de l'injustice et de l'oubli.

Au cours de cette carrière éclair (1966-1967), les Wimple Winch sortent trois simples dont deux sont des classiques absolus : l'explosif et mythique "Save my Soul" et l'incroyable "Rumble On Mersey Square South", pièce musicale d'une extrême complexité pour l'époque.

L'incompréhension du public est totale et les relations avec le label "Fontana" deviennent houleuses. Leur contrat n'est pas renouvelé en 1967. Les "Wimple Winch" laissent derrière eux deux projets : un quatrième 45t, "Atmospheres", morceau superbe qui allie furie punk et douceur pop et un "unreleased" album, parsemé d'excellents titres comme "Lollipop Minds", "Marmelade Hair" ou encore "Bluebell Wood".


Rumble On Mersey Square South ('A' side - single Fontana TF 781-1966)



Atmospheres ('A' side of unreleased projected 4th single)



Lollipop Minds (track 3 from the unreleased album sessions - summer 67)

Par Pilou72 - Publié dans : Features
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Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /Sep /2006 20:44

Conte étrange et inventif, mélodie implacablement entraînante typique de la fin des sixties, intermède mélancolique à couper le souffle, la vie, la solitude, la mort : l'histoire de ce jardinier retraité, qui se jette d'un balcon et échoue dans une serre, est terrifiante.


Glasshouse Green Splinter Red

Par Pilou72 - Publié dans : Song of the Week
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Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /Août /2006 22:23

Dans l'antichambre du panthéon de la pop music des sixties, des trésors cachés attendent patiemment leur tour. Ce jour où l'obscurité oppressante se dérobe et laisse place à un soleil chatoyant et un ciel couleur cyan.

Aujourd'hui, l'heureux illuminé s'appelle Philamore Lincoln et son unique album brille de toute sa splendeur dans ma discothèque malgré un léger voile nuageux sur certaines plages. Mais qu'importe, à chaque écoute, cette poignée de pop songs célestes irradie mes neurones et me bouleverse.
 

Early Sherwood



When You Were Looking My Way

Par Pilou72 - Publié dans : Album of the Week
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