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Lundi 27 mars 2006 1 27 /03 /Mars /2006 22:05

Originaire de Hartford (Connecticut), Gene Pitney, interprète exceptionnel et compositeur honorable a été l'un des artistes les plus intéressants de la pop music des sixties.

Adolescent, il joue dans son propre groupe "Gene Pitney & The Genials" et compose ses premières chansons. Il étudie l'électronique au sein d'un lycée spécialisé afin de s'approprier la technique utilisée dans un studio d'enregistrement.

En 1959, il s'associe avec une jeune chanteuse, Ginny Arnell et enregistre plusieurs airs pour le label Decca. Après quelques aventures en solo sous le pseudonyme Billy Bryan, il décide de reprendre son propre nom.

Son premier succès, la chanson "loneliness" chantée par The Kalin Twins, l'encourage à se concentrer sur l'écriture. En 1961, il enregistre un morceau révolutionnaire pour l'époque "(I wanna) love my life away", réalisé sur onze pistes et comprenant sept parties vocales, sur lequel il joue l'ensemble des instruments. Il enchaîne les hits pour Ricky  Nelson "Hello Mary Lou" (1961) et The Crystals "He's a rebel" (1962).

Son ambition et sa popularité naissante lui permettent de rencontrer Phil Spector et la paire magique Bacharach / Hal. Sous la houlette  de Phil Spector, il enregistre "Every Breathe I take" puis "Town without pity" qui lui permet d'obtenir une reconnaissance critique (Golden globe de la meilleure chanson dans un film cinématographique) et publique avec une entrée fracassante dans le top 20 des meilleures ventes.

Son association avec la paire Bacharach / Hal donne naissance à de nombreux classiques de la pop music : "(The man who shot) Liberty Valence", "Only love can break a heart" et "24 hours from Tulsa" qui dépasseront les frontières US.

En 1963, il enregistre une chanson intitulée "Mecca", qui est considérée comme un morceau précurseur du psychédélisme avec l'emploi de sonorités indiennes, deux ans avant que The Beatles commence à incorporer ces ingrédients dans leurs compositions.

En 1964, il reprend une chanson "That's girl belongs to yesterday" d'un groupe alors inconnu : The Rolling Stones.

Son succès commencera à décliner avec l'arrivée de la "British Invasion" mais il résistera jusqu'en 1970, et dès lors, il n'enregistrera que de manière sporadique.


Mecca



Every Breathe I Take



The Man Who Shot Liberty Valence

Par Pilou72 - Publié dans : Features
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Lundi 20 mars 2006 1 20 /03 /Mars /2006 22:05

Originaire de Philadelphie, le relatif anonymat qui a accompagné la carrière du groupe, demeure encore aujourd'hui une enigme au regard de la qualité de sa discographie et l'originalité de sa production.

Formé en 1967, ce quartet, composé de Randy Monaco (vocaux, basse), Craig Anderton (guitare, sitar), J. Kevin Lally (batterie, timpini) & Michaël Kac (claviers, vocaux), a enregistré son premier album éponyme en 1968.

Les compositions sont des explorations étranges de rock psychédélique avec des vocaux obsédants et légèrement angoissants. La section rythmique portée par les claviers et la guitare électrique, association novatrice à l'époque, est inventive, subtile et puissante à la fois. La chanson "Here I am" en est le parfait témoignage.

L'écoute de leur second album "Medium" (1969), est déroutante, vocaux solennels, chansons plus longues et lentes, sombres et expérimentales, influencées par le jazz et la musique indienne. La chanson "Snake Charmer" est une introduction emblématique et révèle la tonalité du disque.

Sorti également en 1969, "Puzzle", album concept ambitieux et imaginatif et mystique, est un chef d'oeuvre symphonique et psychédélique qui emprunte son inspiration dans le classique moderne (Stravinsky et Bartok). Cette fusion d'expérimentations orchestrales (violons, cuivres), de choeurs féminins et masculins d'opéras, de bruitages et de rock acide est un voyage unique, introspectif et passionant. Les chansons "Tadpole", rock psychédélique plus proche de leur production antérieure et "Kyrie", composition portée par un chant liturgique, dévoilent l'incroyable amalgame de leur dernière production.

Bien entendu, les ventes furent désatreuses et cet échec commercial sonna la fin de leur aventure.


Here I am (The Mandrake Memorial)



Snake Charmer (Medium)



Tadpole (Puzzle)



Kyrie (Puzzle)

Par Pilou72 - Publié dans : Features
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Lundi 27 février 2006 1 27 /02 /Fév /2006 09:29

En bas à gauche , l'apothéose de la pop anglaise des sixties : "Odessey & Oracle" de The Zombies, merveille absolue de 1968.


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En haut à droite, "The Love Cycle" de Forever Amber, disque confidentiel et artisanal, pressé à 99 exemplaires en 1969. Oeuvre de John M. Hudson, cet album est une aventure personnelle et l'hommage d'un fan à "Odessey & Oracle". La beauté des compositions est malheureusement gâchée par une production baclée et désastreuse. "The love cycle" reste toutefois le témoignage d'une époque où la recherche de mélodies et d'harmonies parfaites et la créativité musicale étaient une quête continuelle.

Aujourd'hui, sa rareté et sa qualité en fait un des disques les plus recherchés des collectionneurs. Le pressage original change de main pour la modique somme de 1500 €.

Réédité en CD en 1992 par le label "Background records", cet album n'a pas fait l'objet d'une réédition depuis cette date. C'est pourquoi, je lance un appel au label Revola ou autres afin que ce "The Love Cycle" puisse bénéficier de l'auditoire qu'il mérite.


Silly Sunshine



For A Very Special Person



Misunderstood

Par Pilou72 - Publié dans : Features
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Mardi 21 février 2006 2 21 /02 /Fév /2006 21:24

 

1964, la Beatlemania et l'explosion de la musique "beat" boulversent le paysage musical Néerlandais.

En Angleterre, le "Merseybeat" (courant musical qui a pris sa source à Liverpool, ville traversée par le fleuve côtier le Mersey) emporte tout sur son passage avec son mélange détonnant de rock'n'roll, de rythm'n'blues et skiffle ou prédominent mélodies et harmonies vocales.

La venue des "Beatles" en concert sur les scènes hollandaises est l'effet déclencheur relayé par la radio pirate "radio Veronica" qui contribue à promouvoir les beathits.

La Haye devient en quelques mois le Liverpool des Pays Bas où emergent des centaines de groupes dont les prestigieux "Q65", "Golden Earings" ou encore "Group 1850", quand le reste du pays continue d'écouter "Frank Sinatra" ou des chanteurs locaux.

En 1967, cette vague musicale envahit Amsterdam et s'accompagne d'une beatnikisation de la jeunesse. Le "Vonddelpark" devient alors le centre névralgique et magique des fumeurs en herbe, le "Paradisio", le club branché et mythique des musiciens et Amsterdam, la capitale de la pop music.

Plus de 40 ans après, on attend toujours la "Frenchbeat".


Sour wine - Q65 (album "Revolution")



Daddy buy me a girl - Golden Earrings (coffret "Nuggets II")



Don't you remember ? - The Magic Sounds (coffret "Nuggets II")



Marie Juana - The Zipps (compilation "Be Stoned! Dig")



Dr. Sipher - Ro-d-Ys (compilation "The Complete Collection")


Pour en savoir plus sur ce courant musical, visitez la bible de la Nederbeat qui vous renverra vers d'autres sites très intéressants.

Par Pilou72 - Publié dans : Features
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