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The Strange Experience

A Blog to Underground Sounds


Dino Valente - Dino Valente (1968)

Publié par Sébastien sur 24 Février 2006, 14:26pm

Catégories : #Album of the Week

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Dans son formidable livre "le rock psychédélique américain 1966 - 1973", Philippe Thieyre résume en quelques mots la beauté de ce disque.

 

Il traduit une perfection du style folk-rock "acid" avec des ballades mélancoliques d'où se détache la voix puissante du chanteur sur la toile de fond impressionniste des instruments utilisés : guitares, piano, sitar et quelques cuivres intervenant par touches délicates. Ces morceaux sont d'émouvantes invitations à la rêverie, songes éveillés des musiques de spleen.

Something New


New Wind Blowing

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anglade 04/03/2006 13:19

« Open-minded fans of Tim Buckley, Buffy Sainte-Marie, and the Incredible String Band might find themselves simultaneously sniggering at/enjoying this record. » — Mordecai Carroll "hairyreasoner", July 9, 2004

« The time has come, change has had it's way,
and the love we've known it's growing cold. » — Dino Valenti* (New wind blowing)

Outre sa voix de ténor, un peu acide, un peu grinçante, l’on risque d’être surpris par ses modulations emphatiques — d’où le terme « ridicule » qui figure en tête des “revues”, par ailleurs élogieuses, que j’ai pu découvrir sur amazon.com —, l’on risque aussi d’être amusé par ses textes en grande partie inspirées de ses aventures féminines. Mais tous ceux qui aiment la guitare 12 cordes, le genre intimiste, les lenteurs nomades et veloutées, comme ceux que ravissent les arrangements soignés devraient être comblés, car les deux se côtoient ici.

La raison est due au tempérament versatile de Valenti, qui, jugeant la première mouture fignolée par Jack Nitzsche (exubérante et contenant, dit-on*, tous les atouts d’une réussite commerciale), l’a rejeta au profit de manières plus folk, plus “troubadour”. Il est possible cependant que “Tomorrow”, titre empanaché et coruscant, nappé d’un lyrisme espagnol, en soit une survivance. Ce n’est pas mon favori — je trouve l’orchestration un peu pâteuse et l’interprétation déphasée —, je lui préfère cent fois “Time”, une ballade nonchalante, éthérée, emplie d’échos brumeux et sertie d’arpèges ruisselants de clavecin; ou bien encore “My friend”, psaume damasquiné de flûte, de piano et de cor anglais. Les fioritures s’achèvent avec “Test”, qui conclue l’album: une aubade évanescente, garnie d’accords papillonnants de guitare, de gazouillis de flûte traversière, de tambourinements, de soupirs, de rumeurs et de vocalismes nébuleux.

Côté acoustique, les chansons les plus insignes sont certainement “Children of the sun” (inspirée par "My funny Valentine”) et “New wind blowing”. La mélodie de la première est belle et envoûtante, mais je préfère la seconde pour son interprétation plus modérée et ses accents poignants. “Listen to me” est le titre le plus doux, le plus confidentiel, même la voix de Dino se fait soyeuse et caressante; “Everything's gonna be OK”, doté d’un écho plantureux, bouillonne davantage. “Something new”, plus hybride avec ses frétillements de guitare électrique et ses ondoiements jazzy, rappelle les splendeurs élégiaques du “Blue Afternoon” de Tim Buckley. “Me and my Uncle”, la seule reprise (un titre de John Phillips — The Mamas and the Papas — que reprendra Grateful Dead) est un fervent et rocailleux country-blues: l’histoire de deux cowboys, dont la vadrouille tourne au grabuge. Enfin, l’édition CD offre en prime deux excellents bonus: le très dylanien “Shame on you babe” et “Now and now only”, une ballade paisible, ponctuée de discrètes percussions.

* L’ortographe est bien Valenti. Valente est une coquille de l’édition originale maintenue sur l’édition CD.

* www.richieunterberger.com/valenti.html . Une chronique bien troussée et instructive.

AUTRES LIENS :

www.dinovalenti.com LE SITE ! — biographie, textes, nombreuses photographies and more...

www.penncen.com/quicksilver/valente/stone.html Article paru sur Rolling Stone en février 1969







Pilou72 04/03/2006 14:51

Quelle Chronique !!!

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