Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

The Strange Experience

A Blog to Underground Sounds


Morning Dew - Morning Dew (1971)

Publié par Sébastien sur 26 Avril 2006, 22:04pm

Catégories : #Album of the Week

N'avez vous jamais rêvé,

 

d'errer avec votre bien-aimée,

 

danser dans une matinale rosée,

 

dans les prairies, dénudés.

 

 

Pour que ce rêve devienne réalité,

 

Je vous invite à vous plonger

 

dans ces trois titres cooptés

 

de ce magnifique trésor caché.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

carcamousse 21/05/2006 16:55

Morning Dew est un groupe du Kansas, plus exactement d’une ville nommée Topeka, proche de Lawrence. Il débute en 1966. Mal Robinson (chant, première guitare, basse) et Don Sligar (batterie) se connaissent depuis l’école et ont joué en 1963 au sein des Impax. Don Shufford (basse) les rejoint plus tard, ainsi qu’un autre musicien, Ray Lisher (guitare, saxophone); ils se nomment alors The Durations, puis The Runaways. Au début de l’année 1966, Ray Lisher les quitte et ils deviennent The Toads, un trio influencé par Dylan et les Byrds. Ce n’est que lorque les rejoint Don Anderson (guitare rythmique, percussions, chant), qu’ils adoptent le nom de Morning Dew, se référant à une chanson de Bonnie Dobson (plus tard immortalisée par Tim Rose). Leurs premières demos datent d’août 1966; elles doivent beaucoup, dit-on, à Lovin’ Spoonful (on en retrouve trois sur “Definitive Collection”, une compilation de leur premiers enregistrements éditée par Collectables).

L’année suivante, ils subissent l’influence de combos anglais, comme les Who et les Yardbirds, et Mal Robinson s’équipe d’une Fuzzbox. L’on peut juger du résultat en écoutant leurs deux singles, enregistrés en mai aux Studios Fairyland, “No more/Look at me now” et “Be a friend/Go away”. Le premier devient un hit sur une radio locale. Leur champ d’action se limite alors aux Texas et à sa périphérie. Mais ils voient plus grand... L’été venu, ils regagnent les Studios Fairyland, enregistrent une dizaine de chansons (six d’entre-elles figurent sur “Definitive Collection” — ainsi que les deux singles), puis s’envolent pour New-York afin de démarcher les compagnies de disques.

Après nombre de refus et de tribulations, ils sont engagés par Roulette Record. Mais ce n’est qu’un an plus tard, au mois d’août, et sans Dan Shuford (appelé sous les drapeaux et remplacé par Blair Honeyman), qu’ils parviennent à enregistrer (en deux nuits et trois jours) ce “Morning Dew”, se servant, semble-t-il, d’une partie des demos apportées.

Celui-ci ne paraît qu’un an plus tard, en août 1970 (cette date est exacte, même si le copyright indique 1971). Toutes les compositions, à l’exception de “Save me” co-signé par Kerry Livgren (futur membre de Kansas), sont de Mal Robinson. La pochette — ô combien bucolique! — est imposée par les dirigeants de Roulette, qui sacrifient ainsi aux tendances naturistes et libertaires de l’époque (l’on est en plein phénomène Woodstock et le spectacle “Oh! Calcutta” fait un tabac). Elle ne soulève apparemment ni émotion ni controverse et n’a aucune d’incidence sur les ventes, plutôt modestes, qu’aucune promotion n’essaie de dynamiser.

Le contrat stipulant la réalisation d’un second L.P., les musiciens s’appliquent alors à de nouvelles séances; Don Anderson étant remplacé par Ferdi Baumgardner (orgue) et David Howell (piano, guitare rythmique). Ils enregistrent sept titres que Roulette rejette immédiatement, mettant ainsi terme à leurs obligations (ceux-ci n’apparaissent finalement qu’en 1995, toujours chez “Collectables”, sous le titre “Second album”). Plus de nouvelles ensuite: lassitude, autres vicissitudes, autres déboires?... Il semble que leur parcours s’arrête à ce coup du sort.

Les deux chansons proposées à l’écoute reflètent bien le contenu de cette “Rosée du matin”: les autres appariant également folk et pop acidulée avec une fraîcheur vivace et tonifiante (exceptées toutefois “Cherry Street” et “Gypsy”, plus rugueux, plus “heavy”). Signalons aussi “Then came a light”, très acide, évoquant à la fois Cream et le “Morning dew” patronymique, ainsi que le tendre et délicat “Something you say” où s’épanouit le chant d’un violon: deux arguments supplémentaires pour acquérir cet opus qui, à défaut d’être transcendant, demeure des plus agréables.

Carcamousse

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents