Jusqu'ici, la mystérieuse Mandy More n'avait la faveur que d'un petit nombre d'admirateurs , elle s'offre aujourd'hui à vous via le label Sunbeam Records.
Enregistré en 1972, "But That Is Me" est un chef-d'oeuvre pop (jamais le disque d'une dame ne m'avait autant bouleversé) teinté de soul et saupoudré de psychédélisme. A l'écoute de ces
douze chansons, on pense naturellement à la sublime Dusty. Pourtant Mandy a un atout supplémentaire : celui d'avoir un incroyable talent de songwriting.
Sa musique évolue non loin des sentiers battus par Vashti Bunyan, Bridget Saint John ou encore Linda Perhacs, pourtant, Kathy Mc Cord semble honteusement et injustement délaissée dans le revival
des "filles de l'air" (cf. Les Inrocks 2 - Les trésors cachés - vol.2).
A l'écoute de son unique disque, paru en 1969 et réédité en 2000, la petite sœur de Billy Vera n'a rien à envier à ses camarades de chambrée et nous offre quelques beaux exemples de songwriting.
Le premier titre "Rainbow Ride" est le plus étonnant : une mélodie douce qui se transforme en une pièce jazz-rock, maltraitée par une guitare imprévisible.
Plusieurs compositions de la belle sont orientées folk-jazz, rien d'étonnant me direz-vous car la galette originale est sortie sur CTI Records, label de jazz fondé en 1967 par Creed Taylor.
Présent aux côtés de Kathy (en tant que producteur), Taylor a réuni une cour de musiciens judicieusement triés sur le volet pour habiller les compositions de sa protégée. Une seule reprise
("I'm Leaving Home" des Beatles) d'une beauté foudroyante orne ce délicat et magnifique assemblage.
Now, the sky is on flame with Rock And Roll...Dirk est parti prématurément. Acteur principal de la blogosphère mp3, il nous faisait partager sa passion musicale et l'évolution de sa maladie.
Depuis sa disparition, les témoignages de sympathie ont afflués sur son blog car Dirk avait su créer autour de lui un climat rare
d'amitié(s).
Dirk affectionnait particulièrement le rock venu d'Asie. Il me semblait donc logique de lui rendre un hommage en musique, par l'intermédiaire de Kim Jung Mi, grande prêtresse du folk
psychédélique sud-coréen à la discographie remarquable. Son premier album "Now" est un authentique chef-d'œuvre et une des cinq merveilles jamais enregistrées sur ce continent.
Timide et mystérieuse, Susan Christie est une des plus belles (ré)apparitions féminines de l'année écoulée. Bénéficiant d'un pressage confidentiel en 1970, son album "Paint a Lady" a fait un
retour remarqué auprès des passionnés de musique folk (lire la chronique de FF dans l'excellent webzine "Pinkushion").
Le chant mélancolique de Susan n'est peut-être pas le plus adéquat pour vous souhaiter une bonne et heureuse année mais ces voeux sont sincères.
Je profite de l'absence de l'auteur de ce blog pour extérioriser la joie que m'a procuré ton commentaire, à propos de l'article "Mes 50 disques préférés de
1969".
Je constate, enfin, qu'un lecteur se préoccupe de la condition et de la représentativité féminine sur ce site.
Capter notre sensibilité artistique, appréhender les émotions qui transparaissent dans nos chansons requièrent de la part des hommes une attention toute particulière.
Pour te remercier de cette bienveillance, je souhaite te dédier ce "Flowers in the morning", ritournelle "easy pop", qui j'espère, satisfera tes aspirations
musicales... et encouragera les autres fidèles de "The Strange Experience Of Music" à solliciter une assiduité des posts consacrés aux filles.
Lassée de la place prédominante qu'occupent les groupes de pop et rock psychédéliques sur se site, cette jolie brunette a décidé de s'immiscer dans la programmation au nez et à la barbe
des oubliés "Wimple Winch".
"I'll Never Be Alone Again", clame t-elle en 1970. Cette solitude a pourtant duré 35 ans avant que l'indispensable label "Rev-Ola" ne remette en selle cette diva de "soul blanche".
Aujourd'hui, cet appel a été entendu par une cohorte d'aficionados, disposés à enfourner leurs bicyclettes pour accompagner Evie sur les
routes ensoleillées des campagnes ambrées.
Après quelques mois d'existence, The strange Experience of Music se devait de créer un espace reservé aux filles, un territoire d'émancipation et d'expression musicale où
les garçons ne seraient que de simples spectateurs.
Quoi de plus beau qu'une douce voix féminine qui caresse nos oreilles, qui susurre des mots doux et emballe nos coeurs d'artichaut.
Le prélude de cette nouvelle rubrique revient à la pulpeuse Dana Gillespie qui, avec "Tears In My Eyes", devrait décoincer les plus frigides d'entre nous.