Le coin des invités

Lundi 8 mai 2006 1 08 /05 /Mai /2006 20:40

 

"Le désir de travailler, de se perfectionner, se reflète dans leur musique toujours changeante. Leur catégorie est qu'ils n'appartiennent à aucune catégorie. Ils sont libres, réceptifs, et composent ce qu'il leur plaît de composer. Les onze titres de cet album vont d'un point à l'autre de l'étendue du rock : hard, rock, "good time music", folk, psychedelic - et même le raga et la musique médiévale - ; tout cela avec l'excentricité qui les caractérise. Ecoutez seulement. Montez le son et écoutez. Non, la terre n'est pas plate. Mais quelle importance si elle l'était ?" (Extrait des notes de pochette de l'album original).

 

Flat Earth Society est un groupe de Boston, plus exactement de Lynn, premier patelin au nord de la métropole.

 

Fiche anthropomorphique ?... Jack Kerivan (orgue, piano), Phil Dubuque (guitare rythmique, chant), Rick Doyle (guitare), Curt Girard (batterie), Paul carter (basse). Mais qui est sur la photo ?...Mystère ! On sait encore que Kerivan est le principal compositeur et qu'il cosigne plusieurs morceaux avec Dubuque et Doyle. Mais on ne sait rien de leurs antécèdents, rien de leurs tribulations, rien de leur postérité, on connaît seulement la brève histoire que voici :

Un jour d'hiver de l'an 1968, la firme publicitaire Quinn and Johnson passa un contrat avec Flat Earth Society pour réaliser un album et un indicatif pour leur client la F.B. Washburn Candy Company, fabricant de friandises. Ainsi l'on put trouver avec chaque barre de Waleeco (sorte de Bounty) un bon de commande pour un stereo LP Record Album", il suffisait de joindre en plus 1,50$ et six emballages du dit Waleeco.

 

Ce produit, offert donc en prime, fut enregistré au studio de Fleetwood, à Revere, et issue sur le propre label. Il ne s'en est pas vendu des masses et le parcours discographique du groupe s'arrête là.

 

Evidemment, je ne possède pas l'original, qui paraît en avril, (même un exemplaire pourri vaut aujourd'hui 2000 balles), mais l'excellente réissue de Arf! Arf! Arf! records, petit Label de Middlebourg dans le Massachusetts. - Elle date déjà de 1993, et j'ai mis du temps pour la dénicher !

 

Croyez-moi, ce n'est pas bête adulation, cette galette est exaltante. Elle surprend notamment par le ton moelleux et féérique de plusieurs chansons : "Dark street downtown", perle rare, ma préférée, sinueuse et poétique, ruisselant d'accords de piano intriguants et mélancoliques, une reprise cosy et délicate du "Midnight Hour" de Wilson Pickett (leur seul emprunt), "When you're there", "Four and twenty miles" : pures ballades folk ; la première acoustique, la seconde flirtant avec le style onirique de Tim Buckley. Quant au reste, il fleure bon le psyché-garage, cultivant ces atmosphères ouatées, opiacées où l'esprit aime à se chafrioler. Deux exemples : "Feeling much better", placé en ouverture, qui nous promène au petit galop de le long des dunes soyeuses, "I'm so happy", qui tournoie en un manège nostalgique aux nitescences bizarres. Argument supplémentaire !?..."Portrait in Grey", un lent, long et labyrinthe instrumental, une composition calme, hypnotique, jazzy où se mêlent les sons vibrants de guitare et de piano électrique, ceux, "pastoraux" d'une flûte à bec et les échos sourds de toms basse.

 

Carcamousse


Shadows


Dark Street Downtown

Par Carcamousse - Publié dans : Le coin des invités
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Dimanche 23 avril 2006 7 23 /04 /Avr /2006 20:34

Besoin de douceur et de nostalgie !?...Allez faire un tour dans la discographie d'Yves Simon, celle de ses débuts...il y a plus de trente ans ! Ce n'est peut-être qu'un chansonnier, mais il a su modeler quelques romances bien ancrées dans l'air du temps, notamment sur son premier album* : "Les bateaux du métro", "Rue de la Huchette", le fameux "Au pays des merveilles de Juliet" et "Les gauloises bleues", un parangon de tendresse et de poésie.

 

Citons encore "Raconte-toi" sur son troisième et éponyme opus, paru en 1975, dont émanent un frisson et une mélancolie inoubliables. J'adore également "Les brumes de la Seine" et "Respirer, chanter" sur son deuxième album (1974), son titre le plus littéraire et le plus "flippé".

 

Site officiel : http://www.yves-simon.com

 

* En faite "troisième" : "Ne t'en fais pas petite fille", en 1967, et "La planète endormie", en 1969, sont passés inaperçus.

 

Carcamousse

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